CLUBS ONE LENGTH : la dernière danse ?

Difficile de tenir debout lorsque l’actualité tempête et vous transperce chaque jour de façon un peu plus sournoise. C’est ce que doivent penser les fabricants de clubs One Length – toutes marques confondues – qui retiennent leur souffle en espérant que personne ne lèvera le lièvre qu’ils dissimulent avec tant d’attention depuis plusieurs mois déjà.

Au yeux du néophyte, il n’y a pourtant pas grand-chose à dire et ces clubs, réputés plus faciles à jouer, ne font l’objet d’aucune campagne de diffamation ni ne sont au centre d’aucune polémique. 

Car c’est ailleurs qu’il faut porter le regard. 

Sur un débat qui colle au golf comme un vieux chewing-gum à une basket et qui pollue la scène internationale depuis près d’un an : les distances trop importantes réalisées au drive par les champions et les mesures que St Andrews s’apprête à prendre pour les limiter. 

Qu’en savons-nous à ce jour ?

Pas grand-chose, si ce n’est que diverses propositions doivent être faites par les fabricants de matériel aux instances dirigeantes du jeu pour explorer d’autres voies que la simple puissance et, qu’en attendant, St Andrews va limiter la longueur des drivers à 46 pouces. 

Pour ceux qui, comme moi, se tiennent au courant des évolutions des différents débats golfiques, cela signifie que le Royal & Ancient – qui ne prend jamais de décision à la légère – à décidé qu’il y avait un rapport direct entre la longueur du bras de levier utilisé et la distance que parcourt la balle… Sacré découverte ! 

Partant de là, cela signifie, jusqu’à preuve du contraire, que ce qui est vrai pour le driver l’est également pour les fers. 

Dave Tutelman (notre référence chez AVISGOLF.COM) avait d’ailleurs alerté sur la diminution du rendement des longs fers dans les séries à longueur unique (ONE LENGTH) dans son article sur ce sujet.

Bien sûr, jusque-là, personne n’a encore fait le lien qui s’impose logiquement lorsqu’on parle de la longueur des drivers et qu’on la rapporte à celle des fers. Et si c’est heureux pour l’industrie golfique, ça l’est moins pour les pratiquants. 

Par chance, aucun joueur du Tour ne cumule un driver de 48 pouces et une série de clubs One Length. Ce serait comme jongler avec un trop grand bras de levier d’un côté et 6 ou 7 autres bras de leviers – trop courts pour certains – de l’autre. 

A moins qu’il n’y en ait un finalement. Celui qui a justement initié la polémique des trop grandes distances en allongeant la taille de son club d’engagement. Un non-sens à lui tout seul lorsqu’on sait qu’il joue des One Length depuis des années. Qu’on le surnomme Mad scientist ou Bad scientist n’a finalement pas une grande importance. Ce qui compte c’est de garder à l’esprit que BDC, pour ne pas le nommer, sera probablement le dernier cavalier des clubs One Length au grand bal du M.M.M. (marketing mal maîtrisé). 

Car qui voudra maintenant de clubs manifestement plus “courts” ?…

 

FdeC.

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