GOLF & VACANCES : mode d’emploi.

Cela ne fait plus aucun doute : elles sont lancées ! Elles, ce sont évidemment “les vacances”, qui sont le moment tant attendu des golfeurs pour expatrier leur swing vers des lieux de villégiature aussi marins qu’ensoleillés. Et on les comprend ! Car lorsque sonne l’heure du repos, on imagine facilement que cette paix intérieure – qui s’installe au fil des jours – se conjuguera merveilleusement à un swing serein, exprimé dans un environnement parfait, fait de soleil, de gazon bien tondu, et de récupération toute balnéaire.

Le seul hic étant que s’il ne connaît pas les pièges diaboliques de l’été, le golfeur peut rapidement voir ses vacances tourner au cauchemar et attaquer la rentrée de Septembre avec plus de rancœur, de fatigue, et de rage qu’il n’en avait en Juin.

Voici les moyens de remédier à cette terrible déconvenue :

  • Les bains de soleil : 

Lénifiants à souhaits, ces derniers sont à proscrire avant toute partie de golf. Ils ramollissent le joueur, lui font perdre de la vitesse d’exécution (et donc de la distance) ainsi que de l’endurance. 

Les rétifs au “bronzage agricole” joueront donc le matin et profiteront d’un bain de soleil l’après-midi … s’ils en ont encore le courage. 

Loin des rayons nocifs, une nuit suffit à retrouver un taux de performance décent.

  • Sur le parcours, la défiance par rapport au surplus de soleil doit devenir encore plus vive. 

Le golfeur confirmé ne traîne pas sous ses rayons la tête nue. Le port d’un chapeau ou à minima d’une casquette est indispensable. Idéalement, ce dernier ou cette dernière seront imbibés d’eau tous les trois trous. Précaution indispensable pour ne pas subir de lésions cutanées (qui évoluent chez nombre de mes confrères en mélanomes) le but de l’opération consiste également à garder une température du cortex constante, sachant qu’une augmentation de la température d’un seul degré suffit à dégrader la clairvoyance du joueur dans ses prises de décisions. 

Notez que dans le même esprit, les joueurs doivent chercher à se déplacer sur le parcours en cherchant les zones d’ombres et ne pas rester statique dans les zones ensoleillées.

L’utilisation des parapluies comme ombrières est une mode qui nous vient d’Asie et qui est pleine de bon-sens. A imiter copieusement…

  • la natation en mer ou en piscine : là encore, on imagine un état de relaxation, en trempant dans une piscine ou dans la mer, qui ne peut être que bénéfique au swing. C’est tout le contraire… Si vous voulez profiter des joies de la baignade, faites le suite à votre parcours. Jamais avant. Car la natation (même ludique) favorise le travail des fibres musculaires blanches, celles des muscles longs, alors que celles que l’on actionne le plus lors d’ un swing sont les fibres rouges, celles des muscles rapides. La conséquence de votre passage en piscine : une décoordination du swing quasi-impossible à enrayer. 
  • la protection contre les insectes : certains se font piquer plus que d’autres, et cela ne changera jamais. Que vous soyez dans le clan des premiers ou dans celui des seconds, autant ne pas provoquer les nuisibles … Donc pas de parfum ni d’eau de toilette. Un déodorant neutre suffira.
  • hydratation, alimentation, protection : n’attendez jamais d’avoir soif pour boire car quand cela se produit c’est qu’il est déjà trop tard et que vous êtes déjà déshydraté. La sensation de soif est un signal d’alarme, pas un rappel. Pour ne pas tomber dans le piège : habituez-vous, soif ou pas, à boire une ou deux gorgées d’eau à chaque départ ou en sortant de chaque green. Vous n’aurez jamais soif et vous n’aurez jamais jamais la sensation d’être plein comme une outre.

Concernant l’alimentation, la chaleur n’incite pas à faire bombance. Mangez peu, régulièrement, et choisissez des produits riches en glucides et en sels minéraux car la sudation va évaporer une grande quantité de sels minéraux indispensables au fonctionnement normal du corps humain.

Pour ce qui est de la protection et notamment celle de l’épiderme, certains produits actuels sont non gras et conviennent aux sports comme le golf où l’accroche des mains sur le club est essentielle. D’un point de vue médical, ne pas se protéger sur un parcours est un suicide à long feu et la courbe des cancers de la peau des pratiquants est très nettement supérieure à celle de la population générale. On ne joue donc pas avec ça, quitte à jouer avec des polos à manches longues par 40° à l’ombre.

Enfin, suite à la douche qui conclut votre journée de golf, hydratez votre peau en insistant particulièrement sur le visage.

Nous venons de faire un tour rapide des comportements golfiques acceptables en villégiature mais cette liste n’est pas exhaustive. Elle comporte cependant une foule de réflexes salvateurs quant à la réussite de vos vacances golfiques. Faites-les vôtres ! Appropriez-vous ces petites attitudes qui rythmeront vos parties et appréciez vos vacances sans y laisser le swing ni la santé.

Parole de joueur.

FdeC.

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