JON RAHM : Ibère et contre tous !

Cette semaine va se dérouler la 149 ème édition de The Open, qui se disputera sur les links impitoyables du Royal St Georges, à Sandwich, dans le comté de Kent, en Angleterre.

Sans doute possible, nous pouvons dire qu’il s’agit du plus grand tournoi au monde, que ce soit sur un plan historique comme sportif, et nous savons par avance que tous les joueurs de la planète y seront présents pour tenter leur chance. Car une victoire à The Open, c’est la consécration d’une carrière, autant que la reconnaissance garantie du statut de joueur “historique”, tant auprès du public qu’au niveau de ses pairs, joueurs professionnels.

Cette année, celui qui défendra au plus haut ses couleurs rouges et or, est un européen – un Basque espagnol – jeune détenteur de la couronne de numéro 1 mondial : Jon Rahm Rodriguez, alias Jon Rahm tout court.

Mais ce qualificatif ne lui convient pas vraiment… Car Rahm c’est avant tout 1,88 m qui portent 100 kilos de masse, un caractère trempé comme on en trouve dans le pays de Cervantes et une attitude sur le terrain aussi admirable que courageuse.

N’est ce pas Jon Rahm qui, le mois dernier, se vit empêché de jouer le 4ème tour du Memorial Tournament (Ohio) pour cause de “cas contact COVID” alors qu’il menait au soir du 3ème avec 6 coups d’avance sur le second ? 

Cela lui valut une larme mais pas un cri. C’est Jon Rahm …

Numéro 1 mondial pour la troisième fois (il le fut chez les amateurs, puis brièvement en Juillet 2020 chez les pros) il force la comparaison avec le gigantesque Ballesteros, seul espagnol à avoir partagé ce titre avec lui. 

Bien entendu, Jon Rahm ne sera pas le seul à avoir des ambitions sur le sol britannique. Dustin Johnson, notamment, dont il vient de voler le titre “à la régulière”, voudra remettre ses doigts sur la couronne et il n’aura pas plus belle occasion pour le faire qu’à Sandwich. Mais le parcours risque de se révéler redoutable pour les deux hommes. Car si les prévisions météorologiques se confirment, le Royal St Georges risque de faire de nombreuses victimes. Pour l’avoir personnellement joué dans des conditions similaires, je ne me souviens seulement d’avoir passé quatre heures dans une machine à laver alimentée par un cyclone…

Pertes d’orientation à la sortie, garanties.

Le petit jeu sera à l’honneur, cela ne fait aucun doute. Le putting, notamment. Mais dans ce domaine, il sera difficile de départager les deux joueurs car tous deux sont des magiciens du roulement malgré des gabarits de frappeurs. 

De ce côté-là, DJ tentera d’imposer sa puissance mais c’est un domaine où l’Espagnol n’est pas en reste. Et ce dernier a pour lui une arme imparable chez nos voisins d’Outre-Manche : un backswing court ! Là où Dustin développe son mètre 93 et son poignet gauche bombé pour diminuer le loft de son driver et parcourir un maximum de distance, Jon monte son club à mi-chemin et utilise sa masse pour traverser la balle, délivrant des fades bas et puissants (Power-Fades), parfaits pour se jouer des bourrasques du vent.

Ce 149ème The Open va compter, c’est une certitude. Et si nul ne peut prédire avec certitude le nom de celui qui soulèvera le Claret Jug Dimanche prochain, rien ne serait plus dommage que de manquer le duel que se livreront les deux hommes, opposant, d’un côté, celui qui aura porté la couronne pendant 43 semaines consécutives, et de l’autre, le joueur Basque qui a osé prendre un point à Tiger Woods lors de la Ryder Cup de Paris en 2018.

FdeC.

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