LE SWING DE NICOLAS COLSAERTS

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Bien entendu, tout le monde du golf connait désormais Nicolas Colsaerts. Nicolas, c’est ce Belge de 36 ans – autant dire un cousin – , mesurant 1.85m, qui a remporté l’Open de France 2019 au nez et à la barbe du Danois Hansen et qui a sauvé, du coup, sa carte du circuit européen pour les deux années à venir.

Mais ce que les télé-golfeurs ont surtout découvert, c’est un garçon sensible, impliqué, volontaire et très professionnel, dans son jeu comme dans son attitude. Un type bien, quoi… , qui respire l’honnêteté, l’intelligence et la franchise.

Un champion francophone, en quelque sorte…

ADRESSE

C’est propre et classique ! Nicolas a une posture parfaite, de face, avec un club qui s’aligne parfaitement avec le bras gauche pour tomber (au driver) sur une balle bien placée au talon gauche. Le menton et la bouche du joueur sont visibles, sous la casquette, ce qui indique que l’axe du dos et des cervicales est parfaitement en place. En toute logique, l’épaule droite est sous le niveau de la gauche et l’équilibre général du corps semble parfaitement centré. Seul bémol malgré une main droite parfaitement positionnée, une main gauche un peu forte (3 têtes de phalange visibles) qui aura probablement des répercussions sur la dynamique du swing.

TAKE AWAY

Une fois encore, les bons joueurs n’inventent rien : ils se contentent de coller à un modèle parfait. Ainsi, Colsaerts a-t-il créé une mise en mouvement du club ayant pour but d’amener son club à l’horizontale grâce à la rotation de ses hanches, ce qui explique l’extension de la jambe droite et la flexion de la gauche. On ne note cependant aucune différence de niveau entre son crâne et le sol.

Vu de profil, le placement est très parlant. Le club est bien à l’horizontale, parfaitement parallèle à la ligne d’objectif. Par contre, nous notons que le dos de la main gauche a repris une position plus neutre (poignet plat), ce qui – partant d’un grip fort – n’a pas entraîné une ouverture de la face de club totalement suffisante.  

MI-BACKSWING

Toujours très pur, ce placement de corps… La rotation des hanches est à son maximum, les bras sont à l’horizontale et ils sont détendus, tandis que le coude droit reste orienté vers le sol et que -surtout- l’axe du dos est resté parfaitement placé derrière la balle afin de lui retransmettre un maximum d’énergie à cette dernière. Notez enfin que le club et le bras gauche marquent à peine 90 degrés, ce qui signifie que ses poignets sont restés peu actifs

SOMMET DU BACKSWING

Le placement est presque aussi bon que nous le supposions. L’axe du dos est toujours en place, la rotation des épaules est complète et nous notons que Nicolas place son armement des poignets au plus tard de la montée, sans toutefois que le club ne passe en over-swing. Nous avons cependant la perspective d’un club qui, dans cet armement tardif, n’aurait pas réussi à rester orienté vers la cible.

Effectivement, sous cet angle nous en avons la confirmation : le club est bien placé en lay-out ce qui, sans compensation , devrait propulser le coup vers la droite de la cible.

DÉBUT DE DESCENTE

La relance s’est effectuée autour d’une reprise d’appuis très claire : les hanches se sont re-positionnées face à la balle et les bras ont été entraînées dans ce mouvement descendant. De ce fait, l’armement des poignets est maintenu et Colsaerts emmagasine un maximum de retard, ce qui créera une grande vitesse du club au moment du release.

IMPACT

Lors de ce “relâchement”, les mains ont opéré leur retour et le fouet accumulé lors du début du downswing a été tel que la tête de club a pris de l’avance sur les mains, ce qui est notable par la courbe inversée que forme le manche. Par ailleurs, l’appui à gauche est bon, les hanches poursuivent leur rotation vers l’objectif et le haut du corps est resté très présent sur la balle. L’épaule droite est restée basse et le menton parfaitement dégagé.

TRAVERSEE

Regardez l’image précédente : c’est la même ! La tête est au même endroit, le rapport de hauteur des épaules également, et seuls les bras et les hanches ont poursuivi leur route vers l’avant. La pleine extension des bras a entraîné le recouvrement de la main gauche par la droite (il joue bien ouvert-fermé et non pas fermé-ouvert!) et le club est en ligne avec les bras ce qui prouve que les poignets non été ni sur-actifs ni sous-actifs.

FINISH

Nicolas est un joueur stylé. Le placement de ses pieds au finish est académique. Le corps adopte une posture de repos parfaitement droite et nous retrouvons l’inclinaison initiale entre les deux épaules. Les bras sont relâchés, le coude gauche en arrière, et l’inclinaison de la tête est d’un classicisme total, nous laissant même deviner que l’axe du dos est toujours intègre.

Avec un geste aussi limpide, Nicolas Colsaerts mérite amplement ses victoires passées … et à venir.

FdeC. 

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