Pénuries de matériaux : la revanche des petits fabricants.

Les collections 2021/2022 sont désormais lancées pour la plupart des fabricants de clubs et les mois à venir devraient voir se succéder sur les podiums les solutions techniques imaginées par les ingénieurs afin de nous faire mieux jouer en 2022.

A condition, bien sûr, que ces nouveautés n’en restent pas au stade de prototypes ou d’exemplaires uniques et soient effectivement produites et livrées aux consommateurs que nous sommes. Car l’un des héritages du COVID consiste en un énorme retard de production qui tente de compenser comme il peut la surconsommation liée à deux années de sevrage vécues par les golfeurs, tout autour du globe.

A condition également que les prix ne se mettent soudain à flamber, que ce soit du fait de ces pénuries de matières premières ou de celui de fabricants trop avides pour ne pas profiter de ce prétexte afin d’augmenter leur marge.

Ces deux hypothèses risqueraient – si elles s’avéraient justes – de placer le marché de la vente de clubs dans une position proche de ce qui s’appelle, dans un autre jeu, “Echec et Mat”. Ce qui n’est de l’intérêt de personne. 

Alors, y a-t’il une alternative et quelle est-elle ?

Les sites américains spécialisés le confirment : les petits fabricants de clubs, aux budgets moins conséquents que les fabricants historiques, semblent bizarrement moins souffrir de la difficulté d’accès aux composants que les Grands Bourgeois du marché. 

Pourquoi ? Parce que leurs besoins sont plus modestes, tout simplement. Car si un fabricant de grips doit prévoir une véritable ligne de production dédiée lorsqu’un fabricant célèbre lui demande de fournir 1 000 000 d’unités pour ses modèles phares, la situation devient tout autre lorsque cette demande se résume à 1000 grips, étalés dans le temps. Par ailleurs, les fabricants majeurs (CALLAWAY, Titleist, PING, TaylorMade, …) ont besoin de quantités énormes de grips, de shafts, de férules, d’acier, de fibres de carbone et de matériaux divers pour produire le stock physique qui est imposé aux revendeurs à chaque saison.

Loin de posséder cette puissance de feu, les petits fabricants se contentent de s’approvisionner en flux tendu, au fil des commandes, ce qui diminue terriblement la pression subie par leurs fournisseurs. 

Serait-ce une solution pour les années à venir ? Pourquoi pas. Mais ces petits fabricants n’ont généralement que très peu de budget marketing et possèdent peu d’ambassadeurs et il est donc très souvent difficile de connaître la qualité véritable de leurs produits. Et, généralement, les seuls à en parler sont ceux qui les ont achetés, or nous savons le mal qu’ont les joueurs à reconnaître leurs mauvais choix lorsqu’ils en font un. 

C’est ainsi que des marques comme SUB70 (numéro 1 mondial actuel des ventes on-line), ON-OFF, ENVROLL, EXOTICS, ou Ben Hogan, sont exclues d’office de la liste des possibles lorsque le golfeur se penche sur la recomposition de son sac.

Bien évidemment le premier perdant dans cette histoire reste la marque. Mais QUID du pratiquant ? Ne serait-il pas, lui aussi, pénalisé du fait du dysfonctionnement de ce système ? La réponse est oui, of course

Et c’est pour cette raison évidente que les sites de reviewing – dont AVISGOLF.COM fait partie – existent.

Car il s’agit de leur rôle et que cela doit être profondément gravé dans leur ADN.

Dans les semaines qui viennent, AVISGOLF.COM embrassera sa vocation et testera des produits sélectionnés, à l’intérieur de ces marques, afin de vous aiguiller dans vos choix et vous faire découvrir de nouvelles options.

Car comme le disait Albert Einstein, si rien ne change dans une équation, son résultat sera toujours le même. 

Et nous ne sommes pas là pour ça…

FdeC.

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