THE OPEN 2021 : duel(s) au soleil.

Certains tournois ont une saveur particulière. La 149 ème édition de l’Open britannique – The Open – qui vient de se terminer ce weekend fait partie de ceux-ci à plus d’un titre.

D’un point de vue sportif, les joueurs nous auront tenu en haleine pendant 72 trous pour finalement révéler un phénomène aussi précoce que sympathique : Collin Morikawa, 24 ans, vainqueur de son deuxième Majeur en 11 mois (Victoire à l’USPGA 2020), qui participait pour la première fois à la grand messe d’Outre-Manche. 

Louis Oosthuizen, outrageusement dominateur depuis le premier tour, n’aura pas renouvelé son exploit de 2010 (1ère place) et aura craqué une fois de plus au 4ème tour, devenant, avec 3 secondes places en tournoi Majeur lors de sa carrière (2012, 2015 et 2021), le second couteau le mieux aiguisé du circuit actuel.

De son côté, Jon Rahm, le grand favori de l’épreuve, sera parti de trop loin pour mener sa remontée à terme, mais aura tout de même réussi à garder Dustin Johnson à distance, et à finalement grimper sur le podium. 

Mais l’un des moments forts de ce The Open est, bien sûr, le retour de Spieth au meilleur niveau, après des années de doutes, suite à sa victoire de 2017 dans cette même épreuve. 

Morikawa, Spieth, Oosthuizen, … aucun doute, les rois du putting ont repris les gouvernes au détriment des frappeurs sur un parcours de moins de 7500 yards et sous un (trop) beau soleil. 

Malheureusement, l’autre moment fort restera aussi le cut manqué par Phil Mickelson qui termine à 12 au-dessus du par en deux tours, l’américain semblant ne pas se remettre de sa victoire récente et inespérée au dernier tournoi de l’USPGA. Le tournoi de trop ?

Outre le focus que l’on pourrait faire sur la pauvre prestation des joueurs britanniques, dans leur ensemble, lors de leur tournoi (et de la participation de plus en plus significative des français), comment ne pas s’inquiéter, par contre, des espoirs portés par Rory McIlroy (46ème) qui ont fini une fois encore dans un dich piétiné par trop de supporters déçus ? Rory, à 32 ans, n’aurait-il pas un problème récurrent face à la pression et à l’enjeu ? La réponse commence malheureusement à se dessiner …

Mais ce 149ème The Open, ce ne sera, finalement, pas que ça.

Car il clôt, également, la saison des tournois Majeurs (et fige le classement mondial ?) alors que nous ne sommes qu’en Juillet, ce qui est une “première” en période de répit sanitaire. Restent 5 mois devant nous pour distribuer les points restants aux joueurs, mais aussi pour voir ce que le Royal & Ancient de St Andrews nous aura concocté pour animer ces derniers. Car nous sommes en plein dans le nouveau format de calendrier que les instances ont imaginé pour le golf de demain.

Une chose est sûre, en tous cas : après ce 149ème The Open, nous ne regarderons plus les pronostics de la même façon. Car les Morikawa, Spieth, Rahm et autres Oosthuizen viennent d’ouvrir un champ nouveau, riche et prometteur où les adeptes du REMAX n’ont finalement pas leur place.

Mais nous avons cinq mois pour en discuter…



FdeC.

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