Les tournois Majeurs, au golf, sont au nombre de quatre. C’est une chose que tout le monde sait, comme tout le monde sait leur nom ainsi que le pays où ils se disputent.

The Master’s, l’US Open, The Open (anciennement British Open), et l’USPGA, chacun de ces tournois est un diamant incrusté sur le palmarès de celui qui le remporte. Pourquoi? Parce que sur une saison, ils sont le rendez-vous de tous les champions venus de tous les circuits du monde; qu’ils sont au programme des différents circuits qui maillent la planète; et qu’ils ont été, un jour ou l’autre, prétexte à un règlement de comptes légendaire, une passation de pouvoir ou à la naissance d’une nouvelle ère golfique, voire d’un nouveau héros.

Leur histoire est tout aussi passionnante et aucun joueur n’a réussi à ce jour à gagner ces quatres tournois au cours de la même année (grand chelem). Tiger Woods (vainqueur du Master’s 2019) a cependant frôlé l’exploit en remportant cinq Majeurs d’affilée, mais à cheval sur deux années consécutives (2000 et 2001).

Plus drôle encore, ce Grand Chelem inaccessible a été inventé par un champion ayant réalisé la passe de trois lorsqu’il n’existait que trois tournois majeurs et qui aurait inventé le quatrième pour être certain -disons-le- de ne jamais être détrôné au palmarès des champions les plus célèbres.

1 Bobby Jones invente le Master’s en 1934 après avoir réalisé un Grand Chelem
en 1930. Etant amateur son Grand Chelem incluait l’US Open et le British Open,
tous deux en classement pro et en classement amateur.

Aujourd’hui, pourtant, le Master’s, dernier né des Majeurs, véhicule une image bien plus forte que l’US PGA qui cherche encore une identité dans l’esprit du grand public.

Ce tournoi serait-il le mal-aimé, le vilain petit canard, des Super Tournois que sont les Majeurs?

Ce serait bien mal connaître l’histoire du golf…

L’ US PGA est né en 1916 et il s’agissait à l’époque – et jusqu’en 1957 – d’un tournoi disputé en Match play, par les membres de la PGA of America. Il fut remporté sous cette formule par des joueurs de légende comme Sam Snead, Ben Hogan, Byron Nelson, Walter Hagen, Gene Sarazen ou encore Tommy Armour.

Dès 1958, sous la pression des télévisions nationales qui voulaient montrer le plus de champions possible, il fut transformé en une épreuve de Stroke Play et il est resté sous ce format jusqu’à ce jour. Cette fois encore, la liste des vainqueurs est impressionnante, parsemée de noms tel que Rory McIlroy, Tiger Woods, Phil Mickelson, Vijay Singh, Payne Stewart, Lee Trevino, Ray Floyd, Gary Player ou Jack Nicklaus.

Aujourd’hui, pourtant, le Master’s, dernier né des Majeurs, véhicule une image bien plus forte que l’US PGA qui cherche encore une identité dans l’esprit du grand public.
Ce tournoi serait-il le mal-aimé, le vilain petit canard, des Super Tournois que sont les Majeurs?
Ce serait bien mal connaître l’histoire du golf…
L’ US PGA est né en 1916 et il s’agissait à l’époque – et jusqu’en 1957 – d’un tournoi disputé en Match play, par les membres de la PGA of America. Il fut remporté sous cette formule par des joueurs de légende comme Sam Snead, Ben Hogan, Byron Nelson, Walter Hagen, Gene Sarazen ou encore Tommy Armour.
Dès 1958, sous la pression des télévisions nationales qui voulaient montrer le plus de champions possible, il fut transformé en une épreuve de Stroke Play et il est resté sous ce format jusqu’à ce jour. Cette fois encore, la liste des vainqueurs est impressionnante, parsemée de noms tel que Rory McIlroy, Tiger Woods, Phil Mickelson, Vijay Singh, Payne Stewart, Lee Trevino, Ray Floyd, Gary Player ou Jack Nicklaus.

Ce simple changement de date suffira-t-il à redorer le blason du tournoi (à tort) mal aimé?
C’est bien possible. Car ce tournoi est avant tout un tournoi de joueurs; de pros. Placé au bout de la chaîne des Majeurs il n’avait pas un grand intérêt, c’est vrai. Mais dorénavant il va être organisé à une date assez précoce dans la saison pour que ses points (ceux attribués aux joueurs) deviennent cruciaux pour le ranking mondial final. Par ailleurs, situé juste avant l’US Open, il va devenir le round d’observation et de chauffe des prétendants aux grosses performances lors des deux derniers Majeurs (US et British Open). Mieux encore, il va permettre à la saison de golf de monter en puissance vers son paroxysme: The Open, qui fera sonner bien plus tôt la cloche de fin de saison, et permettra aux épreuves comme la FedEx Cup ou la Race to Dubaï de se dérouler sans être sous l’ombre d’un dernier majeur quelque peu anachronique.

Une fois encore, les instances mondiales du golf viennent de nous faire une belle démonstration de ce qu’un peu d’imagination bien placée peut réaliser. Plutôt que de vanter l’histoire de ce tournoi et d’enchaîner les plans de communication autour de ce thème afin de redonner ses lettres de noblesse à cette vénérable épreuve, elles ont simplement repensé leur calendrier et, à n’en pas douter, ce sera un succès, tant pour ce majeur que pour tous les autres.

Pour ma part, la seule question qui me trotte encore dans la tête reste de savoir ce que serait devenu ce tournoi s’il avait conservé son format initial: le Match-Play…

FdeC.



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