Publicité

Ces dernières années ont été marquées par l’apparition sur le marché de “bêtes de guerre” que l’on nomme clubs Ultra Premium – ou UP – et 2020 confirmera cette tendance déjà bien installée (Clubs PXG, Titleist CNCPT, Callaway Epic flash STAR, TaylorMade P-790 Ti, …). Dans les faits, ces clubs très haut de gamme représentent ce qu’une marque peut faire de mieux d’un point de vue technologique mais aussi au niveau de la qualité des matériaux retenus pour leur réalisation, leur assemblage et leur finition. Les plus grandes marques ont désormais toutes leur département spécialisé UP qui produit des cannes portant en elles toute l’identité de la firme dont elles sont issues. Comme on peut le deviner, les clubs appartenant à cette catégorie sont chers, très chers, trop chers, diront certains, et ceux-ci sont nombreux.

Alors en toute logique, la question que tout le monde se pose est de savoir si ces clubs sont véritablement supérieurs aux modèles dédiés aux joueurs qui n’ont pas profité d’un heureux héritage ?

Là, aucun doute n’est possible : la réponse est oui. Parce qu’ils synthétisent toutes les avancées techniques dont l’efficacité a été prouvée (les autres n’ont pas leur place dans le monde de l’UP), parce qu’ils utilisent des matériaux de très grande qualité ne pouvant être substitués, à efficience égale, par aucun autre, ces clubs sont généralement un régal absolu en termes de performances mais surtout de sensations. Si en plus – car cela fait sens concernant des séries aux tarifs si stratosphériques – l’heureux acquéreur de ces clubs combine leur achat à une bonne séance de fitting, il n’y a aucun doute : il en parlera toujours comme de la meilleure série de clubs qu’il ait jamais possédée.

Face à un tel constat, attention de ne pas se tromper sur ce qui semble être une victoire écrasante de l’argent lorsqu’il s’agit de performances car cela mettrait à bas les valeur portées par le golf (et le sport en général) qui veulent que nous soyons tous à égalité face à l’épreuve physique codifiée au travers du prisme sportif. Et cela nous laisserait un goût amer dans la bouche. 

Mais rassurons nous car, dans la réalité, nous en sommes loin.

Dans la réalité, les marques présentent dans le secteur de l’UP – lorsqu’on aborde la question de l’équilibrage du club, par exemple – utilisent du tungstène, qu’ils répartissent  entre la pointe et le talon du club afin de reporter un maximum de masse aux deux extrémités de la tête du club dans le but d’augmenter le moment d’inertie du club et de favoriser la stabilité de la tête du club dans l’espace lors du swing. Par la même occasion, cette opération, située au niveau de la semelle du club, permet d’abaisser au maximum le centre de gravité de la tête, ce qui favorise l’élévation du coup. Or le tungstène (qui signifie “pierre lourde” en Suédois) c’est cher. Le plomb, quant à lui, est pratiquement aussi lourd mais beaucoup moins onéreux. Sa densité ne permet pas un positionnement aussi millimétrique dans le club que le tungstène, bien sûr. Mais cela fonctionne aussi. Le plomb est donc le choix de ceux qui n’ont pas pris le départ de la course au super-haut de gamme mais qui tentent tout de même leur chance dans l’épreuve de la performance.

L’UP c’est aussi le domaine du “maraging”, cet acier plus dur qui procure une sensation très identifiable (le contact est celui d’un acier forgé qui aurait été “asséché”) et qui procure par sa dureté plus de vitesse à la balle lors du contact avec la face du club. Là encore le maraging fait grimper la note. “Qu’à cela ne tienne”, ont dit les absents de la course aux sommets. “Nous allons trouver une façon d’augmenter la vitesse de la balle sans avoir recours à ce type d’acier !”. Et ils l’ont fait. Les Power Holes (cf. Article de blog “Les Power Holes de Wilson), ont contourné la régulation concernant l’effet trampoline et les vitesses ont augmenté, sans qu’une once de maraging n’ait été introduite dans le club.

De fait, il serait facile de prouver que – équipés de shafts similaires – les clubs “ordinaires” parviennent aujourd’hui à des taux de performances comparables à ceux de l’Ultra Premium mais en utilisant des matériaux différents et en mettant en oeuvre des techniques différentes également. 

Nous pourrions même dire que l’aiguillon planté par les plus grands constructeurs de clubs dans la chair des fabricants plus modestes, avec l’apparition de l’UP a réveillé les départements R&D des concepteurs de clubs, en général, et ce pour le plus grand bonheur de la majorité des golfeurs.

Et de fait, les datas s’améliorent de façon conséquente ces temps-ci. 

Alors comment justifier de tels écarts de prix, si les performances – dans une cote mal taillée – sont finalement similaires ? 

Dans la sensation de frappe essentiellement. 

Car non seulement l’UP propose le Top de la technicité d’une marque, mais il le fait avec des matériaux dont la résonance est unique, transmettant une sensation de frappe d’une très grande pureté. Bien sûr, ces matériaux ont un coût et ce dernier est malheureusement incompressible.

Une réflexion à l’emporte-pièce aurait pu laisser penser que l’écart entre les clubs Ultra Premium et les clubs standards marquerait, à terme, l’extinction de ces derniers. Dans la réalité, l’ingéniosité de certains fabricants aura remis tout le monde à égalité dans ce combat entre David et Goliath. Car lorsqu’il s’agit des performances du matériel, la fortune ne permet finalement que de s’offrir le luxe d’une sensation aussi pure que le diamant.

Par ailleurs, même si les limitations de budgets sont contournables grâce au principe du crédit (Cf. les propositions de financements pour l’acquisition de clubs sur AVISGOLF.com), il restera toujours des joueurs qui, par principe, ne dépasseront pas un certain budget pour s’adonner à leur sport préféré.

Alors, République ou Ultra Premium ? Peu importe finalement. Car quelle que soit l’issue du combat, le grand vainqueur c’est vous. 

FdeC.

Publicité

4 Comments

  1. Chorus

    Comme dans tous les domaines, le plaisir de posséder et d’exhiber un objet que seuls quelques « happy few » peuvent s’offrir suffit souvent au plaisir des plus fortunés.
    S’ils jouaient seuls, combien s’offriraient ces shafts 4 ou 5 étoiles qu’Honma décrit comme « de véritables bijoux avec de l’or 24 K et du platine. » ?
    Une chose reste certaine : quel que soit l’instrument, de jeu, de musique, d’écriture ou de photo choisi, il n’est jamais vendu avec le talent. Et les limites d’un club sont d’abord et avant tout celles de son propriétaire.

    Pour autant, que mon petit camarade de jeu puisse s’offrir des fers à 4000€ la série ne me fait ni chaud ni froid, l’important est que l’attitude de chacun durant le parcours permette de passer un bon moment côte-à-côte. Car le plaisir et la performance vont souvent de pair.

    • PP

      « Une chose reste certaine : quel que soit l’instrument, de jeu, de musique, d’écriture ou de photo choisi, il n’est jamais vendu avec le talent. Et les limites d’un club sont d’abord et avant tout celles de son propriétaire. »

      Entièrement d’accord avec vous et il serait bien que tous ceux qui nous vendent tous ces clubs, (vendeurs, journalistes, professeurs, clubmaker/ fitter,, Avistesteurs, aient l’honnêteté de le rappeler, Aucun club quelque soit son prix, ses performances sur le papier, ne fera de joueurs débutants, moyens, etc de bons joueurs. Aucun club ne corrige les erreurs de swing.

  2. AffiliateLabz

    Great content! Super high-quality! Keep it up! 🙂

  3. christian

    Il en faut pour tout le monde. Cote perfo sur le terrain un âne même avec un jockey en tenu ne gagnera jamais une course … Alors du moment que tous le monde y trouve son compte et qu’il y aura des gens pour acheter ce type de clubs cela ne pose pas de soucis majeurs.
    Christian

Comments are closed.